En arrivant à Arquenay

 
 

La Pommeraie la maison natale de la Bienheureuse Marie Lhuillier

 

 

La Bienheureuse Sœur Sainte Monique monte à l'échafaud avec le sourire toute tournée vers le Père.

 

L'EGLISE:

 L'église d'Arquenay est très ancienne, elle a subi trois évolutions importantes.                          

Dès le l6ème siècle ou  l7ème siècle, avec la création du grand fenestrage du chevet d'un grand intérêt architectural, au l8ème par l'apport d'un retable en marbre de qualité et autres enrichissements, au 19ème avec la création du transept et des ouvertures actuelles de la nef. 

Elle reste un des rares témoignages de l 'histoire d'Arquenay et aujourd'hui se pose le problème de l' entretien d'une manière générale de cet édifice et de sa restauration.              

La municipalité, grâce à la générosité et à l'initiative de l'Abbé Guyard, et, conscients de ce problème et du fait que si rien n ' est fait, le coût des interventions s ' en trouverait aggravé, ont décidé d'entamer un processus de restauration globale de l'édifice.

VILLAGE VIVANT:

 Un village qui peut conserver son école et ses offices dominicaux est un village vivant et plein d'avenir, comme le confirment les résultats du dernier recensement qui constate une progression de la population d'Arquenay de plus de 25% sur les 15 dernières années.

BIENHEUREUSE SŒUR SAINTE MONIQUE:

Marie Lhuillier naquit le 18 novembre 1744 à Arquenay. Ses parents exploitaient la ferme de la Pommeraie, petite closerie de l'époque. Son père s'appelait Guillaume Lhuillier et sa mère Marie Sauvage. La maison natale et les bâtiments existent toujours. A l'âge de 5 ans, elle perd ses parents. Elle fut recueillie par une parente, puis par Mlle Dubois qui la prise à son service. Catéchisée à l'âge de 10 ans, elle ne sut jamais lire, ni écrire.

 Elle devient religieuse des Augustines hospitalières de la Miséricorde de Jésus en octobre 1776. Toute dévouée aux malades .Le 13 octobre 1778, elle prononça ses vœux définitifs et prit le nom de sœur Sainte Monique. La révolution française de 1789 la trouve simple religieuse vivant d'une façon exemplaire les règles de la communauté des Augustines de la Miséricorde de Château-Gontier. La Terreur qui sévit, la désigne comme ayant détourné des torchons, quelques linges appartenant à la communauté pour l'accuser et la forcer à prononcer le serment "Liberté Egalité" considéré comme schismatique par l'Eglise. Transférée à Laval le 9 juin 1794, jugée et condamnée à être guillotinée. Ce fut le 25 juin 1794. Elle avait 50 ans. 

Le 19 juin 1955 sœur Sainte Monique fut déclarée Bienheureuse en même temps que 18 autres martyrs par le pape Pie XII.

 Une très belle statue taillée évoquant la vie, le courage et le sacrifice suprême de cette simple fille de chez nous, se trouve dans notre église.