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Un aperçu de la Chapelle de Mariette depuis la route d'accès

Un aperçu de l'intérieur de la Chapelle lors des journées du Patrimoine 2008
Une autre vue de l'intérieur de de la Chapelle Notre Dame de Mariette

Chaque année, la Paroisse Saint Pierre du Maine célèbre une messe pèlerinage le dimanche le plus proche de la fête de la Nativité de la Vierge Marie en septembre.

Mariette le sanctuaire de Marie-Enfant. En ce lieu de verdure au milieu des champs, il y a eu parfois jusqu'à un millier de pèlerins. Aujourd'hui, ce lieu discret reste propice à la prière.
 
 

La chapelle Notre-Dame de Mariette.

La première chapelle priorale de Mariette a été fondée au 12ème siècle par les religieuses de l’abbaye d’Etival-en-Charnie (Sarthe). Les possessions de l’abbaye dont la « capella Sancte Marie  de Mariette cum ipsa villa et aliis suis pertinenciis » (chapelle, domaine et dépendances) sont confirmées dans une bulle de Célestin III en 1197. On retrouve le domaine de Mariette, « villula Marieta », mentionné sur une charte de 1201. Les terres de Mariette étaient dans la mouvance seigneuriale de Sablé. 

De cette période subsistent, dans l’état actuel des travaux de remise en état, l’encadrement de porte en grès roussard donnant dans le mur nord du chœur ainsi que la base de la porte ouest primitive, 30 cm sous le sol actuel.

En 1389, Jean de Laval, sire de Châtillon autorise les religieuses à prendre en forêt de Bouère le bois nécessaire à la remise en état de la chapelle car lesdites religieuses « depuis 30 à 40 ans n’avaient pu jouir desdits droits d’usage par suite des guerres qui  longuement ont esté sur le pays ».

 Vers 1420, la partie antérieure de l’édifice est réparée grâce aux aumônes, au bois donné par le seigneur des Moulins en Beaumont et aux propres deniers de l’abbesse d’Etival.

Une partie du gros œuvre du 12ème siècle ait été conservé (vestiges de baie romane et encadrement porte Nord en grés roussard mis à jour en 2006, enduits peints détectés par sondages 2008).

La chapelle est reconstruite au 16ème siècle. La cloche porte cette dédicace : « Maître Jardrin me nomma Notre-Dame de Bonne-Nouvelle l’an 1506 ». Après avoir servi de seuil à la sacristie, la table d’autel, grande brique (1365 x 630 x 80) certainement fabriquée aux Agets, a été mise en sûreté au musée de Château-Gontier en 1884. Cette pièce unique est ornée des armes des du Bellay (Anne du Bellay était abbesse d’Etival de 1533 à 1545), du monogramme du Christ et sur le pourtour, d’un texte indiquant le nom de l’artisan et la date de la bénédiction de l’autel, 1537 : « LAN MIL CINQ CENS TRANTE ET SEPT PAR IEHAN PILO.RI IE FVS FAICTE ».

 En 1638, Jean Portier, curé de Préaux et ancien aumônier du prince de Condé, fonda deux messes par semaine et un collège dans le hameau ; ces évènements sont inscrits sur un tableau représentant l’Annonciation et sur une pierre encastrée à gauche de l’autel. Jean Portier est enterré sous les degrés de l’autel mais la pierre tombale est quasiment effacée. Cette inhumation est confirmée dans les chroniques de Préaux à l’occasion de la réfection du dallage au 19ème siècle.

La chapelle n’a pas été vendue comme bien national en 1791.

L’édifice a été très modifié au cours du 19ème siècle. En 1824  la porte du pignon ouest est supprimée et remplacée par une fenêtre carrée, la chapelle de sainte Anne est transformée en sacristie et l’autel est remplacé.

L’autel actuel, en marbre, a  remplacé en 1840 celui en tuffeau. Le pavage a été refait en 1862 en réutilisant par endroits des carreaux anciens.

La cloche, les statues de Sainte Anne (pierre polychrome, XVI°), de Sainte Emerance (terre cuite, XVII°), de la « Sanctissima Bambina » (terre cuite, XIX°) et du Christ en croix (bois, XVII°) sont inscrites à l’inventaire supplémentaire.

Sources :

-          Archives départementales de la Mayenne (séries J et G) et de la Sarthe (série H et Cogner).

-          Archives de l’évêché de Laval, chronique de Beaumont-Pied-de-Bœuf et archives Mariette.

-          Epigraphies de la Mayenne, abbé Angot.

-          Pèlerinages et sanctuaires de la Vierge dans le diocèse de Laval », Couanier de Launay, 1879

-          Archives de la Société d’archéologie et d’histoire de la Mayenne.

Visite : uniquement accompagnée, sur RV au 02 43 90 20 23.

D'ou vient le nom de Mariette ?

Le nom de Mariette, tout en s'appliquant à la Sainte Vierge. est susceptible de plusieurs sens, et on ne sait trop lequel lui fut attribué .

D'aucuns disent, qu'en souvenir de l'église de leur maison-mère, Notre-Dame d'Étival (en Charnie), les religieuses envoyées à Mariette mirent leur chapelle sous le vocable de Marie. Et comme cette petite chapelle n'était que l'humble dépendance, et comme la fillette de Notre-Dame d'Étival, elles l'appelèrent Mariette, c'est-à-dire Petite Marie.

D'autres pensent que dès l'origine les religieuses consacrèrent leur oratoire à Marie-Enfant. D'où le nom de Mariette. Et ils appuient leur sentiment sur le choix de la fête patronale, qui est fixée au 8 septembre, fête de la Nativité de Marie; et aussi sur la présence dans la chapelle d'une vieille statue de Sainte-Anne enseignant la petite Vierge.

 

Sainte Anne

 et Marie-Enfant.

A l'arrière-plan une ancienne bannière du collège Saint Joseph de Meslay du Maine