L'oratoire de la Braudière

L’oratoire de la Braudière

En 1749 une peste bovine sévissait déjà depuis quelques années dans toute la France et dans les royaumes voisins. Ne pouvant trouver un remède à la disparition de leurs troupeaux, les habitants de Beaumont et des environs allèrent en pèlerinage jusqu’à la Vierge du chêne de la Braudière.

Comme peu d’animaux furent atteints à Beaumont, le bruit s’en répandit et une foule, venant parfois de fort loin, se pressa à la Braudière.

Tous ces pèlerins avaient déposé des dons en argent chez le métayer de la Braudière et le curé Charles Hérisson, mesurant l’importance de ces sommes, s’en servit pour faire rebâtir l’église St Saturnin qui était en très mauvais état.

Le chêne a disparu, incendié à plusieurs reprises par les cierges des pèlerins et la statue actuelle n’est pas celle devant laquelle priaient les fidèles, mais l’oratoire de la Braudière se dresse toujours près du croisement de la D24, allant de St Loup à Ballée, avec le chemin de la Braudière et des Goupillières.

Sources : Archives de l’évêché de Laval, chroniques de Beaumont-Pied-de-Bœuf.

 croixdemission

Croix de mission, route de Préaux

Erigée en   mai 1943 sur l’emplacement d’une ancienne carrière de pierres. « Quelques temps après que tout fut terminé, survint une complication administrative. Le terrain du calvaire faisait partie de la voirie, donc était communal. Dans l’intention d’éviter des ennuis pour l’avenir, le Conseil Municipal de Beaumont en accord avec le Maire M. Freulon et Mr le curé prit une délibération autorisant Mr le Curé à élever un calvaire sur cette parcelle de terrain communal. Mais la préfecture refusa d’approuver cette délibération comme contraire à la loi de Séparation qui interdit d’apposer n’importe quel emblème religieux sur un terrain ou édifice appartenant à l’Etat. Or l’Ingénieur de Ponts et Chaussées préalablement averti avait donné son consentement à la construction du calvaire en cet endroit sans se soucier de la loi de Séparation. Il ne restait qu’un moyen de se tirer de ce mauvais pas : c’était de faire acheter le terrain du calvaire par un particulier. Le propriétaire riverain était M. Boulay, propriétaire du champ de l’Aubépin qui touche ce terrain. Il consentit à servir de prête-nom pour un achat fictif au plus bas prix. Acte de vente dans toutes les formes fut passé dans l’étude de Me Buffet  notaire à Ballée après nouvelle délibération du Conseil Municipal qui fut, cette fois, approuvée par la Préfecture. Ainsi le calvaire de mission est devenu légalement la propriété de M. Boulay. Pour éviter des frais de succession dans cette famille, il est convenu qu’on fera passer la propriété de ce calvaire dans le nom de l’Association diocésaine, ou d’une autre société immobilière du même genre, dès que ce sera possible. »