Ballée

 

page Val-du-Maine

Cette page est dédiée à Adelyne NEVEUX artiste reconnue aujourd'hui qui a vécu une vingtaine d'années à Ballée.

En construction collaborative et progressive. la documentation visuelle est en préparation

Rencontre avec Aline Garnier cousine de l'artiste

Nous faisons le choix pour le moment de présenter Adeline (ou Adelyne) à partir de la rencontre avec Aline Garnier, une cousine, et par la suite cette présentation pourrait évoluer.

Cette rencontre a eu lieu à la mi-février 2018 pour la Rédaction du Bulletin Avance au Large de la paroisse dont vous retrouvez un extrait dans la version numérique accessible ici

Logée pendant quelques années chez mes grands-parents REMOUÉ dans le bourg de Ballée

 

Aline Garnier née Leduc a vécu a Ballée depuis son enfance jusqu'en 2008. Son grand-père, Henri REMOUÉ était minotier au moulin dans le bourg de Ballée.

"Ma mère était la cousine germaine d'Adeline ( qui s'écrit à l'origine et pendant très longtemps sans "y"), j'ai bien connu le père d'Adeline qui était représentant en chapeau pour une maison anglaise. Suite à la crise de 1929 et à la guerre, la famille ruinée, arrive en 1940 à Ballée. Elle est logée d'assez nombreuses années chez mes grands-parents au Moulin sur l'Erve dans le bourg. La minoterie était très développée à cette époque et mon grand-père Henri Remoué a même démarché jusqu'en Algérie; je m'en souviens très bien. "

" J'avais 7 ans environ lorsque je rencontre pour les premières fois ma cousine Adeline chez mes grands-parents. Avec le recul, j'entrevois un visage et des attitudes exprimant une certaine angoisse, je dirai même une souffrance intérieure. J'ai su plus tard que le docteur Vautiez de Ballée l'aidait beaucoup à dépasser ses difficultés psychologiques et d'ailleurs quand elle allait mieux, elle créait davantage. "

 

Second domicile : une maison en face de l'école maternelle actuelle de Ballée.

 

"Elle y avait son atelier, qu'elle utilisait toujours pendant la période où elle peignant ses œuvres importantes de l'église de Chambellay. Elle reste avec ses parents jusqu'en 1960. Ses parents sont décédés en 1955; avec son père, Adeline a entretenu des relations assez difficiles et distantes. Je me souviens qu'à cette époque, elle a peint les fresques dans l'église de Ballée et des personnes des environs ont même posé pour les réaliser. Pour la fresque de Sainte Thérèse, l'homme avec une bêche, c'est un réfugié de la 2ème guerre mondiale venu de l'Aisne qui a posé."

 

3ème domicile : Le presbytère de le Buret.

 

" Elle s'en va au Buret en 1960 où le Père Frétigné curé de St Charles et du Buret la loge dans le presbytère inhabité. Régulièrement, nous la visitions. C'était une vie rude, d'artiste ermite toujours dans ses peintures. elle créait sans arrêt mais elle avait du mal à en vivre. Alors elle décide de se lancer dans la sculpture et choisi une matière gratuite et pas trop dure à sculpter : des os de bovins. Je me souviens très bien que Maurice LAVOUÉ charcutier à Meslay-du-Maine lui apportait des os gracieusement. Avec ces os, réalisait quelques sculptures qu'elle réussissait parfois à vendre sûrement plus facilement que les tableaux. Cela l'aidait un peu à vivre. Avec la moelle des os, elle faisait des soupes. Elle est restée au Buret jusqu'en 1967."

 

Elle s'en va à Guer dans le Morbihan

 

" Elle rejoint le village de Guer dans le Morbihan en 1967, au Valescan, petite maison isolée où elle vécut jusqu'à son décès en 1987. Je pense qu'elle avait choisi ce lieu pour sa beauté romantique et un peu rude mais aussi pour être assez proche du docteur Vautiez qui s'était installé à Rennes. Elle avait toujours besoin de lui pour soigner ses souffrances et l'aider à créer. D'autres parlent aussi de la proximité de Malestroit, monastère des Augustines où vécut Mère Yvonne Aimée de Jésus avec laquelle elle avait eu des liens. mais je pense que c'est d'abord la proximité du docteur Vautiez qu'elle recherchait."

 

Commentaire tiré du Télégramme de Brest : ce choix correspond aussi à sa personnalité tourmentée et attachante en effet, le Valescan, près de Guer, sera sa dernière halte « parce que la terre est rouge et le ciel violet, couleur du recueillement et de la prière ».

 

Quelques visuels en attendant mieux et plus

Pour profiter de la lecture sur certaines images vous pouvez faire pause.

 

 

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