Paroisse Saint Pierre-du-Maine

Ballée

 

Page Adelyne NEVEUX

Cette page est en construction collaborative et progressive et les informations présentes ne sont ni complètes ni définitives

L’église Saint Sulpice de Ballée

Diaporama de l'église

    Nouvellement constituée,  la commune «  Val du Maine  », possède sur le secteur de Ballée l’église St Sulpice. Celle-ci est située au centre de l’agglomération  près de l’Erve et elle a été récemment remise en valeur par des travaux de toiture, de façade et un parvis totalement modifié                 

 en passant plein écran ce sera plus confortable au bas du diaporama à droite

 

 

    Une messe y est encore célébrée tous les 2èmes samedis de chaque mois à 18 h 30 grâce aux prêtres qui se donnent  sans limite sur la paroisse.

    Il y a peu de temps encore, le Père André Geslot habitait le presbytère et nous pensons à lui avec reconnaissance. Il officiait chaque jour sur le secteur, et accueillait tous ceux qui le sollicitaient pour un conseil, une aide, un réconfort.

 

Historique de l’église 

Ancienne abbaye de Marmoutier et St Martin

   Au XIème  siècle,  elle est desservie  comme chapelle. Hamelin d’Anthenaise, auquel elle appartient, en fait  don aux moines de l’abbaye de Marmoutier fondée en 372 près de Tours par Saint Martin.                

ancienne abbaye de Marmoutier

Saint Martin

 

Le soldat qui partage son manteau aura une grande influence par ses disciples sur l'évangélisation de notre région

 

    Après ce don, cette chapelle devient église, elle est vouée à St Sulpice, fidèle disciple de Martin. Présents pendant tout le Moyen Âge, les moines de Marmoutier œuvrent sur le secteur. Au XIIIème siècle ils s’installent dans le prieuré St Sulpice. Au XVème siècle, ils ouvrent une école.

    Début du XVIIIème , le chœur de l’église a besoin d’être reconstruit. A la révolution, servant de corps de garde, l’église est désaffectée. Restituée au culte, elle s’avère vite trop petite, en 1870, la nef est agrandie de deux  bas-côtés et la base du clocher est surmontée d’une flèche.

 

 

L’église et ses curiosités 

diaporama d'éléments de l'intérieur de l'église

   Servant de corps de garde au moment de la révolution (fév. 1794 à 1796) elle a été désaffectée à cette époque; ouverte à nouveau au culte, elle a été modifiée parce que trop petite.

 en passant plein écran ce sera plus confortable au bas du diaporama à droite

 

 

   Le monument est construit en pierre de pays, les quatre piliers du chœur devant l’abside sont en pierre de Roussard ce qui lui donne  une atmosphère monacale et recueillie.

   Dans l’abside, de chaque côté du tabernacle, on peut admirer des stalles du XVIIIème venant de l’abbaye de Bellebranche et, à droite du porche, un bénitier assez curieux, de style grec, en marbre rose de St Berthevin.        

   Vers 1950, Adelyne Neveux, peintre dont la valeur artistique est actuellement reconnue, orne les autels des bas-côtés de fresques. Elle met en scène des personnes du village qu’elle prend pour modèles. D’un côté, sont représentés Adam et Ève chassés du paradis et la nativité, promesse d’un Sauveur. De l’autre, on distingue, les mains de Sainte Thérèse  qui laissent tomber une pluie de roses sur le village de Ballée, on y voit les anciennes halles, un peu de campagne, une maman et son bébé, un homme en train de bêcher.

 

Brèves notes historiques au sujet de Ballée

   Il a existé deux cimetières: le "petit" jouxtant l'église et le "grand" datant du XVIème siècle. En, effet du mois d'octobre à décembre 1639 a sévi une épidémie telle qu'on n'enregistre même plus les décès trop nombreux et que les enterrements ont lieu même le dimanche

La documentation visuelle en projet

 

 

 

   Les halles détruites à la fin du XVIIIème siècle occupaient une partie de la rue principale devenue la rue du Maréchal Leclerc, ceci explique la largeur de cette rue. Le Château de Linières bâti au milieu du milieu du 17ème siècle, avec ses tours multiples, son grand corps de bâtiment cantonné de quatre pavillons, ses piliers ornés de colonnettes de marbre. Commune rurale, en 1830 Ballée comptait quatre moulins à eau: moulin du Petit Roussan, de Vauclardais, de Gandouin et le Grand Moulin. Les propriétaires du Grand Moulin voyant leur activité se réduire d'année en année, proposèrent d'entreposer des films de plastique. Intéressée par les possibilités offertes par les feuilles de plastique, la société "Celloplast" donna une extension considérable à l'entreprise qui fut bientôt séparée en trois: spa fabriquant surtout des sachets, Celloplast répondant surtout aux besoins agricoles et Linpac permettent surtout d'extruder.

 
 

La bataille de Ballée pendant la Chouannerie

En résumé une historique de la situation :

    Le 24 mai 1790, la garde nationale de Ballée prête le serment civique sur l'autel de la Patrie. Dès septembre, elle offre son adhésion formelle aux pères de la patrie. Après la bataille du Mans, la commune de Ballée fait fusiller 6 prisonniers vendéens. En 1794, le maire et son épouse sont tués par les Chouans. On fortifie alors le bourg et on achète 2 canons "pesant chacun trente livres."
    Le département voulut s'approprier ces armes mais dut y renoncer car "l'incorruptible commune de Ballée se déclara prête à se soulever pour les conserver".

La documentation visuelle en projet

 
 

 

 
 
 

Louis Auguste Victor de Ghaisne

comte de Bourmont, maréchal de France

 

 Voir ci-dessous l'historique dans les monographies écrites par les instituteurs en 1899 aux Archives Départementales de la Mayenne

 

Charles Haran maire de Ballée tué par les chouans le 3 ventose an II de la République soit le 21 février 1794

début de l'acte

fin de l'acte

 Voir aussi l'acte de décès de son épouse ou compagne, je n'ai pas encore déterminé.

 
 

Ballée est considérée en 1795 comme une place-forte des démocrates.

La bataille de Ballée elle-même

    Après son succès au Mans, Louis de Bourmont, général des Chouans de l'Armée catholique et royale du Maine décide de prendre le bourg républicain de Ballée, que les habitants ont fortifié. Il est secondé par Tercier. La commune de Ballée a fait fusiller six prisonniers vendéens. En représailles, en 1794, le maire et son épouse furent tués par les Chouans. À compter de cette date, on fortifia le bourg et on acheta deux canons « pesant chacun trente livres... »

    Les Chouans désirent depuis longtemps réduire ce poste, mais en ont été chaque fois empêchés à cause de leur manque d'artillerie. Or, ils se sont emparés de 8 canons au Mans. Néanmoins, Bourmont décide de n'en conserver qu'un seul pour attaquer le bourg.

    Le 21 octobre 1799, les Chouans sont devant Ballée, ils décident d'abord d'ouvrir le feu avec leur canon. Mais les servants sont inexpérimentés et la pièce est mal positionnée, les roues sont bloquées dans un sillon sans prendre en compte le recul dû à l'effet du tir. Aussi, dès le premier coup de canon, la porte du fort est emportée mais l'essieu du canon se brise, rendant la pièce inutilisable. Les bleus postés dans l'église s'en aperçoivent et portent la nouvelle aux autres défenseurs, ce qui les encourage

    Bourmont donne alors l'ordre d'incendier les maisons où sont retranchés les républicains à l'aide de torches. Les Chouans menés par l'adjudant-général de Gardet et son aide de camp, Monsieur de Guéfontaine, passent à l'attaque. Plusieurs maisons situées à l'extérieur de l'enceinte sont incendiées mais les défenseurs ne se démoralisent pas et n'entendent pas se rendre. Beaucoup de Chouans tombent, fauchés par les tirs des bleus. Finalement, Bourmont, soucieux du sort de ses hommes, donne l'ordre de se retirer. Les bleus n'ont que 3 blessés, en revanche les pertes des Chouans sont plus conséquentes ; 12 hommes sont tués et 300 blessés, selon Bernard de La Frégeolière, parmi lesquels 232 moururent des suites de leurs blessures dans les six mois qui suivirent.

Sources :  Émigration et chouannerie, mémoires du général Bernard de La Frégeolière 1881, p.134.. Livres voir